Réponse négative de Nicolas Sarkozy à sa demande de mourir: un jeune handicapé se suicide

remy Réponse négative de Nicolas Sarkozy à sa demande de mourir: un jeune handicapé se suicide

Rémy Salvat, 23 ans, atteint d’une maladie mitochondriale (pathologie dégénérative rare) depuis l’âge de six ans, s’est donné la mort avec des médicaments.

Il avait auparavant écrit à Nicolas Sarkozy pour lui demander de changer son point de vue sur l’euthanasie et qu’on lui “permette de mourir”.

“Comme Vincent Humbert, je demande à ce moment qu’on me permette de mourir pour me libérer de mes souffrances”.

La réponse du président n’a néanmoins pas été à la hauteur de ses espérances.

D’autres extraits de la lettre envoyée au président:

“Je sais qu’en France, il n’y a pas de loi qui permette aux équipes médicales de pratiquer l’euthanasie. Ca m’empêche de vivre en paix (…) Il faut que la loi change!”

Avant de conclure: “Le problème est que vous, Monsieur Nicolas Sarkozy, vous ne voulez pas en entendre parler. Moi, Rémy Salvat, je vous demande de laisser de côté votre avis personnel et d’arrêter d’être sourd. Vous le pouvez si vous êtes le Président de tous les Français”.

Le 6 août, le jeune homme a reçu la réponse de Nicolas Sarkozy: “Pour des raisons philosophiques personnelles, je crois qu’il ne nous appartient pas, que nous n’avons pas le droit, d’interrompre volontairement la vie”, a expliqué le président, ajoutant: “Mais je ne veux pas fuir mes responsabilités (…) Je voudrais que soit privilégié le dialogue au chevet du malade, entre lui-même, le médecin et la famille, en toute humanité afin que soit trouvée la solution la plus adaptée à chaque situation”.

Dans la nuit de samedi à dimanche, le jeune homme s’est suicidé, choisissant de se donner la mort pendant qu’il le pouvait encore, avant d’être paralysé. C’est en tenue d’Aïkido que ses parents l’ont retrouvé. “Il aimait ce sport, c’était une philosophie de vie”, a déclaré sa mère.

Déjà en 1999, Régine Salvat, sa mère, avait tenté de “mettre fin aux souffrances de Rémy”. Elle avait échoué et été mise en examen pour tentative de meurtre. Un non-lieu avait été prononcé.

Rémy Salvat a laissé derrière lui un enregistrement sonore de quelques minutes dans lequel ”il nous demande de poursuivre son action pour qu’il y a un vrai débat public sur le droit à l’euthanasie et au suicide assisté, pour que d’autres ne vivent pas cela”, a expliqué sa mère aux journalistes.

A l’adresse de Nicolas Sarkozy, il y déclare: “vous ne m’avez pas laissé le choix”.

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