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Booba et Kaaris en prison : pourquoi un tel zèle de la justice ?

Ou comment cacher la poussière sous le tapis.

« C’est un homme qui n’a rien à faire en prison », s’est ému l’un des avocats de Kaaris. Le juge ne l’a pas vu de cet œil-là. En effet, suite à la bagarre générale qui a eu lieu à l’aéroport d’Orly entre les deux rappeurs Booba et Kaaris, impliquant leurs proches, le président du tribunal correctionnel de Créteil a en effet décidé que les deux hommes allaient retourner derrière les barreaux avec les membres de leur garde rapprochée après deux nuits en garde à vue.

Le juge a justifié sa décision par « l’animosité persistante entre les deux groupes » et le risque de nouvelles altercations. Le clan Kaaris a ainsi été envoyé à la prison de Fresnes, celui de Booba à Fleury-Mérogis, jusqu’à la date du procès, fixée au 6 septembre.

La décision du TGI de Créteil sévère. « On est face à un événement grave qui nécessite des mesures provisoires nécessairement très strictes », avait dit la procureure, rappelant « la violence globale de la scène » à Orly, « vitrine de la France ».

A mois de prison donc, pour Booba, Kaaris et le rappeur haïtien Gato da Bato, à défaut d’une remise en liberté sous contrôle judiciaire. Une décision qui a provoqué la colère des prévenus et de leurs avocats.

« Il n’y aurait qu’une seule façon de sortir libre d’ici, ce serait d’avoir un ami policier, un casque, et un quelconque passe-droit…, s’envole Me Kaminski en référence à l’affaire Benalla. Il y aurait donc deux justices en France ? » Applaudissements dans la salle. Rappel à l’ordre.

Pourtant, les prévenus avaient reçu la consigne de leurs avocats, Yann Le Bras pour la team Booba, et le duo Arash Derambarsh / Yassine Yakouti pour la team Kaaris, de faire profil bas.

«Si j’avais su qu’il était à cet aéroport, vu nos antécédents, j’aurais changé de vol.» Il présente ensuite ses excuses au tribunal. «Ce qui s’est passé est inexcusable, déplorable.» Le Duc de Boulogne s’est ensuite engagé à payer 50% des dommages et intérêts aux parties civiles, dont l’Aéroport de Paris.

Quelques minutes plus tard, Kaaris a fait de même. «C’est un événement regrettable. Maintenant tout est apaisé. Je pense comme eux», a-t-il assuré en désignant le clan rival.

Cela n’a pas suffit à convaincre la justice de relâcher les prévenus…

La question qui se pose est donc la suivante : au-delà de cet événement absolument nullissime, déplorable, violent, gratuit et idiot, comment se fait-il que la justice, habituellement si laxiste, lente, inefficace et bien peu prudente avec des délinquants multi-récidivistes, des malfrats en col blanc, des violeurs avérés, des pédophiles et autres dangers énormes pour la société, soit si prompte dans ce cas précis à renvoyer des multi-millionnaires de banlieue en prison ?

Combien de fois avons-nous lu dans la presse ou entendu à la télévision qu’un tueur, violeur ou autre détraqué mental est repassé à l’acte après qu’un juge ait ordonné de manière totalement inexplicable sa libération ou sa remise en liberté sous contrôle judiciaire, sans pour autant que ce juge ne soit traduit devant un tribunal ou tout simplement démis de ses fonctions ?

Combien d’histoires avons-nous entendu de proches agressés, qui sont allés porter plainte, et qui, au bout de plusieurs années, n’ont jamais eu de nouvelles de la part de la police ?

Enfin, comment expliquer que les plus gros magouilleurs en col blanc n’aillent jamais en prison, et que les dates de leur procès soit sans cesse décalées ?

Vous aurez compris mon point de vue. La réponse se trouve dans la question, et je rejoins totalement l’avocat de Kaaris, qui a fait référence à l’affaire Benalla, avant d’aller plus loin dans le questionnement éthique de notre société à deux vitesses et de sa façon de cacher la poussière sous le tapis.

La justice voudrait-elle faire de Booba et Kaaris un exemple médiatique afin de rassurer l’opinion publique sur sa capacité à faire son travail, dans une époque où l’insécurité et la fragmentation du tissu social n’ont jamais été aussi palpables ? Voudrait-elle faire croire à la ménagère qu’elle sait faire taire ces faux voyous en costard pendant que les vrais piranhas de banlieue (toutes origines confondues, n’allez pas me chercher là-dessus) rackettent, tabassent, volent, sifflent les femmes, les embêtent dans la rue en permanence, et cela dans l’impunité la plus totale ?

La justice voudrait-elle nous faire croire qu’elle existe encore, alors qu’elle est au centre de toutes les polémiques quant à son indépendance politique ?

Malheureusement, ce genre de manipulations médiatiques fonctionne à merveille, en tous cas jusqu’à maintenant. D’aucuns se sont émus du caractère pitoyable de cette bagarre à l’aéroport d’Orly, « vitrine de la france », et du « mauvais exemple donné aux jeunes ». Mais Orly est-elle encore une si belle vitrine ? Et quid du reste de Paris ? Des bus de touristes volés ? Des touristes agressés ?

Et les « jeunes » ont-ils vraiment attendu Booba pour commettre des larcins ? A moins que ce rappeur plutôt doué en écriture ne soit autre qu’une idole pour bobos en mal de virilité et de poésie ? Je vous laisse seuls juges.

Si vous avez apprécié mon point de vue, n’hésitez pas à le partager ! Et pour les autres, confrontez-moi, mais dans la courtoisie SVP 😉

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